SPM

SPM : quelle solutions naturelles pour mieux vivre son cycle ?

En résumé

  • Le SPM regroupe des inconforts physiques et émotionnels qui apparaissent après l'ovulation et s'estompent avec les règles.
  • Il est lié aux variations hormonales et à une baisse de sérotonine en fin de cycle.
  • Le stress, via le cortisol, peut accentuer ces inconforts.
  • Côté naturel : l'hygiène de vie en premier, les plantes et champignons adaptogènes en soutien.

Chaque mois, les mêmes symptômes reviennent quelques jours avant les règles. Irritabilité, ventre tendu, fatigue, envie de tout envoyer valser. Chez Terraphy, nous savons que le syndrome prémenstruel n'est pas dans la tête. Il a des causes physiologiques précises, et comprendre ce qui se passe est souvent le premier pas pour mieux le vivre.

Le SPM, ce qui se joue dans le corps

Le syndrome prémenstruel désigne l'ensemble des inconforts qui apparaissent pendant la phase lutéale, la seconde moitié du cycle, après l'ovulation. Ils disparaissent avec, ou quelques jours après l'arrivée des règles. Cette régularité est un vrai marqueur du SPM, qui, au fil des cycles, est redouté par les femmes qui en sont victimes.

Les symptômes de la phase lutéale

Ils varient beaucoup d'une femme à l'autre, et d'un cycle à l'autre. On retrouve souvent des tensions ou douleurs dans les seins et le bas du ventre, des ballonnements, une rétention d'eau, des maux de tête.

Certaines femmes vivent aussi des symptômes émotionnels : irritabilité, sautes d'humeur, difficultés à dormir, remises en question, etc.

La chute de sérotonine et l'humeur : ce qu'il se passe dans votre corps

Après l'ovulation, si aucune fécondation n'a lieu, les œstrogènes et la progestérone chutent. Cette baisse entraîne aussi celle de la sérotonine, le neurotransmetteur qui régule l'humeur, le sommeil et l'appétit. C'est ce qui explique en grande partie l'irritabilité et les fringales de fin de cycle. Le corps réclame du réconfort, souvent sous forme de sucre.

Stress et cortisol : le facteur sous-estimé

Parmi les facteurs du SPM, on retrouve les variations hormonales, la chute de sérotonine et l'alimentation, qui peut accentuer l'inflammation et la rétention d'eau. Mais il y en a un dont on parle peu : le stress. Allons un peu plus loin.

Pourquoi cortisol et progestérone sont liés

Le cortisol, l'hormone du stress, et la progestérone sont fabriqués à partir d'un même précurseur. Quand le corps est soumis à un stress prolongé, il priorise la production de cortisol. En conséquence, la progestérone disponible diminue d'autant. Or c'est justement le déséquilibre entre progestérone et œstrogènes qui nourrit une partie des inconforts du SPM.

Quand le stress amplifie les inconforts

Un cycle vécu dans la tension a donc tendance à accentuer les symptômes. Fatigue, sommeil léger, humeur instable : le stress et le SPM s'alimentent l'un l'autre. Agir sur le stress, ce n'est pas accessoire. C'est souvent le levier le plus utile, et le plus négligé.

Quelles solutions naturelles ?

Il n'existe pas de solution unique. Le SPM est multifactoriel, et ce qui fonctionne pour une femme ne fonctionnera pas forcément sur vous. Pour aller mieux, il faut mettre le maximum de chances de votre côté.

D'abord, les bons réflexes

Avant tout complément, quelques ajustements du quotidien ont un vrai impact. Ils ne suppriment pas le SPM, mais ils allègent la charge sur un corps déjà sollicité par les variations hormonales.

  • Alimentation : c'est le levier le plus concret. Réduire le sel en fin de cycle limite la rétention d'eau et la sensation de gonflement. Le magnésium (oléagineux, légumineuses, chocolat noir) soutient le système nerveux, souvent mis à mal en phase lutéale. Les oméga-3 (poissons gras, graines de lin, noix) participent à modérer les inconforts. Enfin, réduire le sucre raffiné évite les pics de glycémie qui accentuent les fringales et les variations d'humeur déjà présentes.
  • Caféine et alcool : à limiter dans la seconde partie du cycle. Le café accentue la nervosité et perturbe un sommeil déjà fragile, et l'alcool amplifie les tensions et la fatigue du lendemain.
  • Activité physique : même modérée, une marche rapide, du yoga ou du vélo suffisent. L'effort libère des endorphines, améliore l'humeur et aide à évacuer le stress accumulé.

Les plantes et champignons qui accompagnent le cycle

Certaines plantes ont des effets bénéfiques sur le confort féminin, et la recherche s'y intéresse.

Le gattilier est la plante la plus étudiée sur un SPM léger à modéré. Une méta-analyse d'essais contrôlés a observé une amélioration du confort prémenstruel comparé au placebo.

L'achillée millefeuille est utilisée depuis longtemps pour le confort du bas-ventre pendant le cycle.

Le curcuma est étudié dans le cadre du confort menstruel. La vitamine B6, elle, contribue à réguler l'activité hormonale et au fonctionnement normal du système nerveux.

Le reishi est un champignon adaptogène, traditionnellement associé au calme et à une meilleure réponse au stress. Sur un cycle où cortisol et sérénité pèsent lourd, il complète logiquement l'action des plantes.

C'est cette logique que suit la cure SPM Terraphy, qui réunit ces cinq actifs sous forme liquide, un format jusqu'à cinq fois mieux assimilé qu'une gélule. Une prise ciblée sur la phase lutéale, sur au moins deux à trois cycles, est nécessaire pour évaluer les effets.

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Quand le SPM est vraiment invivable : le TDPM

Pour certaines femmes, les symptômes émotionnels dépassent largement l'inconfort. Tristesse profonde, anxiété, irritabilité qui débordent sur le couple, le travail, le quotidien. On parle alors de trouble dysphorique prémenstruel, ou TDPM.

Ce n'est pas une question de volonté, et cela ne se règle pas seul. C'est un trouble médical reconnu, qui peut devenir réellement invalidant. Si vous vous reconnaissez, une consultation est indispensable : des solutions existent et sont efficaces.

En parallèle d'un suivi médical, prendre soin de son hygiène de vie et de son équilibre au quotidien reste utile. C'est un accompagnement, jamais un traitement, et toujours en complément de l'avis de votre médecin.

Conclusion

Le SPM n'est pas une fatalité, ni un simple caprice hormonal. C'est un déséquilibre réel, où le stress joue un rôle plus important qu'on ne le croit. En agissant d'abord sur l'hygiène de vie, puis en s'appuyant sur des actifs bien choisis, la plupart des femmes retrouvent un cycle plus confortable. Si les symptômes deviennent invalidants, un avis médical reste indispensable.

Mathilde Sourbier, cofondatrice Terraphy

Article rédigé par Mathilde Sourbier, cofondatrice de Terraphy.

Avant de cofonder Terraphy, Mathilde a passé six ans au sein d'un laboratoire français de renommée, où elle s'est spécialisée dans la formulation et le développement de compléments alimentaires naturels.

Aujourd'hui, elle met cette expertise au service de Terraphy, un laboratoire français dédié à la mycothérapie et aux plantes adaptogènes, en collaboration avec un docteur en pharmacie, pour garantir des produits efficaces, sûrs et traçables.

Questions fréquentes

Combien de temps avant de ressentir les effets d'une approche naturelle ?

Il faut de la patience. La plupart des plantes demandent au moins deux à trois cycles de prise régulière avant que les effets se fassent sentir.

Peut-on associer ces plantes à une contraception ?

Le gattilier agit sur la sphère hormonale et peut interférer avec certains traitements ou contraceptifs. Un avis médical est recommandé avant toute cure.

Quelle est la différence entre le SPM et de simples règles douloureuses ?

Le SPM regroupe des inconforts physiques et émotionnels qui apparaissent avant les règles, pendant la phase lutéale, puis s'estompent. Les règles douloureuses (dysménorrhée) surviennent, elles, pendant les règles et concernent surtout les douleurs du bas-ventre. On peut avoir l'un, l'autre, ou les deux.

À quel moment du cycle agir sur le SPM ?

Les inconforts se concentrant sur la seconde moitié du cycle, c'est là qu'une prise en charge a le plus de sens : ajustements alimentaires, gestion du stress et prise ciblée sur la phase lutéale. La régularité sur plusieurs cycles compte plus qu'une action ponctuelle.

Sources

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